Incomprise, notre génération avance dans le noir.


J'entendis le bruit d'un verre qui casse contre une vitre. Puis le bruit d'un klaxon de voiture me ramena à la réalité. Que faisais-je dans cette salle, assise dans le noir ? Les bruits de la nuit me rattrapèrent un à un. Un autre bruit de klaxon, puis le silence oppressant d'une existence sans but. Une porte claqua, un vent froid entrait dans la pièce et me fit frémir. J'étais toujours assise au milieu de ce nul part où chaque objet m'était inconnu. Et maintenant, j'avais froid. Je sentis mes habits mouillés se figer sur ma peau et mes cheveux se plaquer sur mon visage devenu bleuté. Des talons claquèrent sur le carrelage aussi glacé que le vent qui me fouettait toujours le visage. Une lumière s'alluma et je fus aveuglé par ce blanc éclatant. Je voyais maintenant rouge. Alors, mes jambes essayèrent de me soulever pour que je puisse courir, m'enfuir comme je le faisais depuis des jours. Voila, je me souvenais pourquoi je me trouvais dans cette salle. J'étais partie pour ne plus revenir, partie loin de tout pour oublier le monde. Mais celui-ci me rattrapait comme il le faisait depuis toujours. Alors je me mis debout et entrepris de faire quelques pas pour partir. Ma tête me tournait et mes yeux étaient toujours aveuglés par cette lumière glaçante. Une main se posa sur mon épaule que je repoussai d'un coup. Je me mis à courir pour fuir ce pour quoi j'étais née, pour fuir ce que je ne voulais pas vivre. La lumière et le froid me firent perdre l'équilibre et je me retrouvai par terre. Ma tête claqua sur le carrelage froid et j'aperçus vaguement entre le rouge et le blanc l'image familière de ma mère.


Incomprise, notre génération avance dans le noir.

# Enviado em Quinta 26 Fevereiro 2009 14:01

Modificado em Quinta 21 Maio 2009 05:05

On devient vite dépendant de cette drogue peu dangereuse pour le cerveau.
On peut tout imaginer et recréer le monde à sa façon.
Monde utopique.
Souhaits insatisfaits, en recherche de l'erreur qui a été commise au commencement de la vie.
La vie est trop courte pour se soucier du sort de la Terre ?
Si tout le monde réagit ainsi, le monde s'écroulera.
On peut s'imaginer un monde meilleur mais le sera-t-il un jour ?
On peut essayer de répondre à plein de questions sans réponse et prouver que l'humain est un ignorant.
Mais le fait est que rien ne changera.
Transforme tes rêves en réalité, phrase si souvent entendue qu'elle en devient banale...



And she's buying a stairway to heaven...

# Enviado em Domingo 15 Fevereiro 2009 16:03

Modificado em Quinta 21 Maio 2009 05:06


Encore un jour se lève sur la planète France mais j'ai depuis longtemps perdu mes rêves je connais trop la danse. Comme toujours, il est huit heure du soir, j'ai dormi tout le jour mais je sais qu'on est quelques milliards à chercher l'amour encore. Encore une soirée où la jeunesse France encore, elle va bien s'amuser dans cet état d'urgence alors elle va danser, faire semblant d'exister. Qui sait, si l'on ferme les yeux, on vivra vieux.
Puisqu'on est jeune et con...


# Enviado em Domingo 15 Fevereiro 2009 05:44

Modificado em Quinta 23 Abril 2009 12:44

Licentia !

Licentia !



Ce que je ressens ?
ça n'a aucune importance...

Perdue parmi ses âmes interchangeables, se moulant à la vie et au noir du monde créé par le blanc du ciel. Phrases incompréhensibles et monotones, phrases purifiantes et apaisantes, mots créant la beauté du monde et crachant sur la laideur de l'humanoïde qui vit et dépend entièrement du monde qu'il détruit. Je ne m'aime plus, je ne t'aime plus, je L'aime lui et toi, tu t'en va et me laisse là.

# Enviado em Sexta 13 Fevereiro 2009 12:28

Modificado em Quinta 21 Maio 2009 05:06

Je n'avais jamais vraiment aimé jusqu'à ce jour... Il a bouleversé ma vie.

Je n'avais jamais vraiment aimé jusqu'à ce jour... Il a bouleversé ma vie.

Mélanie se sent oppresser, bousculer par sa vie, faible et pathétique. Elle ne maîtrise plus grand chose, on la pousse pour aller plus loin qu'elle, on la double sur sa propre route. Elle se laisse faire. Elle s'assoit dans un coin, elle veut qu'on l'oublie, qu'on arrête d'être autour d'elle. Elle se fait toute petite et pourtant quelqu'un vient la tirer par les pieds en riant. Elle crie de frayeur, elle veut fuir. Elle veut pouvoir respirer de l'air frais, elle veut pouvoir courir après le temps et le rattraper. Elle aimerait vivre sans questions, elle voudrait vivre en paix. Alors, elle se réfugie dans les notes, elle n'écoute rien d'autre. Elle fuit dans la musique pour oublier que sa vie est banale, comme toutes celles de ses adolescents errants dans leur corps, ne sachant plus trop quoi faire. Elle se laisse entraîner, impuissante face au destin. Elle rit beaucoup pour ne pas montrer qu'elle vit mal mais elle lâche peu à peu prise sur ses rêves. Son courage n'est plus ce qu'il était. Il vacille. Au moindre coup de vent, il s'envole. A la moindre secousse, il se brise. Elle ne s'imaginait pas vivre un jour ce qu'elle reniait étant petite. Elle ne voulait pas faire ce que son frère lui montrait.
"Moi quand j'serais dans l'adolescence, ben je crierais pas après vous"... C'est ce qu'elle croyait.



# Enviado em Segunda 19 Janeiro 2009 14:15

Modificado em Quinta 21 Maio 2009 05:06