Invincible, la crainte se logea dans son regard auquel, pourtant, rien ne faisait peur. Le trouble fût ressenti en premier au creux de ses mains, par de légers picotements. Puis, délicatement et avec une facilité déconcertante, celui-ci atteignit son but en passant par chaque partie de son corps. Indifférent, il les subjuguait sans peine une à une et changeait leur comportement. Sa respiration se fît plus soutenue, et tout le monde aurait pût lire dans les moindre recoins de son visage le nouvel arrivant qui l'habitait désormais. Par cette simple déclaration, son corps se chamboulait de l'intérieur. Refoulant la colère arrivée inéluctablement après la peur et qui prouve ainsi l'impossibilité d'affronter le combat indésirable, elle ouvrit la bouche. Ses pensées s'accumulaient dans son cerveau, cherchant désespérément un moyen de contourner l'obstacle, un moyen de revenir en arrière, de changer le futur frustrant qui approchait. Elle aurait aimer trouver la solution pour ainsi satisfaire ses proches. Mais la réalité s'infiltra froidement jusqu'à sa raison résistant encore. Elle tressaillit. Elle comprit qu'elle ne pourrait rien changer puis ressentit le désir de partir loin, loin de tout pour échapper à sa vie. La discussion était terminée depuis longtemps. Cependant, elle y croyait encore.